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Concilier vie professionnelle et pathologie chronique

12 août 2018

Une première question pour le salarié concerné touche à la confidentialité de sa pathologie. Le choix de le dire ou pas au travail demeure personnel. Certaines pathologies entraînent des signes visibles, la question devient alors plus délicate. Quoi qu’il en soit, un supérieur hiérarchique n’a pas le droit d’interroger un salarié sur sa maladie.

Le salarié touché par une maladie grave reconnue par la CAFAT bénéficie de la prise en charge intégrale des frais médicaux en lien avec sa pathologie. Des mesures spécifiques peuvent être mises en place pour les travailleurs atteints d’une maladie chronique, comme l’aménagement du poste de travail, un temps partiel thérapeutique ou un arrêt maladie long si celui-ci s’avère nécessaire. Le médecin du travail reste un interlocuteur privilégié de l’entreprise et du salarié. Il peut faire appel à d’autres professionnels de la santé au travail, comme l’ergonome, pour trouver des solutions techniques à l’adaptation du poste de travail.

Aménagement du poste de travail

En cas de difficultés dans l’aménagement de son poste, le salarié peut aussi faire appel au Service d’appui au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés, organisme paritaire chargé de favoriser l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées dans les entreprises du privé.

Le salarié qui vit une diminution de ses capacités physiques ou mentales peut en outre demander la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. Ce statut, accordé pour une durée d’un à cinq ans renouvelables, permet des aides financières ou des formations, par exemple en vue d’une reconversion pour raison de santé.

En cas de discrimination au travail en lien avec son état de santé ou un handicap, le salarié peut contacter le syndicat FO, pour connaître ses droits et se défendre.

 « Alors qu’ils vivent les effets secondaires physiques ou psychiques de leur maladie chronique, fatigue, douleurs, voire incertitude pour la survie, les salariés fragilisés par une longue maladie rencontrent de nombreuses difficultés : des freins dans l’évolution de leur carrière, des problèmes financiers avec des salaires réduits en cas de temps partiel et des frais médicaux importants. Il reste encore beaucoup à faire pour accompagner ces salariés. »