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Le Big Bang syndical est enclenché à Nouméa

10 avril 2018


La réforme des Instances Représentatives du Personnel (IRP) qui regroupent les Délégués du Personnel, les membres du Comité d’Entreprise, les Délégués Syndicaux et les membres du CHSCT, prévoit la fusion de ces instances au sein d’un « conseil d’entreprise » (CDE).

Présentée comme une réforme destinée à renforcer le dialogue social et à pallier les faiblesses des structures représentatives du personnel dans les PME-PMI, ce projet de loi marque la volonté de diminuer les droits des salariés et de raboter le droit syndical dans les entreprises.

Cette recomposition du paysage syndical réduit considérablement le nombre de représentants ainsi que leurs heures de délégation. Les suppléants disparaissent et les mandats sont portés à 3 ans. En l’absence de Délégué Syndical, le conseil d’entreprise pourra négocier des accords sans étiquette syndicale à la majorité de ses membres. Avec la disparition des suppléants, une grande partie des élus va perdre ses mandats et pour beaucoup, leur emploi.

Plusieurs de ces mesures visent à affaiblir et réduire à néant l’action syndicale dans les entreprises.

La professionnalisation de l’activité syndicale est le talon d’Achille de la syndicalisation.

Le dossier n’est pas clos…